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VII n°43 -150x160 cm- 2010

Voyages Immobiles (série)- de 2007 à 2010.

Je coupe, je colle, j’assemble des morceaux de fil de fer. De taille différente, ils se font trait  de crayon. Ils forment ensemble des lignes droites, courbes, courtes, longues, tendues, souples, brisées, continues, interrompues, certaines se prolongeant vers l’infini...

Les lignes légères se déploient dans l’espace et cernent des surfaces.

 L’œil voyage dans ces parcours qui se croisent, se melent et se poursuivent. Ces compositions réalisées au hasard des jeux de rythmes sont comme des cartographies.

 

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VII n°15 - 150x 160 cm -2007-

J’emploie le fil de fer comme matière première. Il est synonyme de force, de durté et de rigueur. C’est un matériaux vulgaire, salissant, agressif et coupant. Il s’apparente plutôt à un univers masculin.

Le fil de fer me permet de dessiner dans l’espace tel le crayon sur une feuille. Il cerne le vide, je sculpte l’air. La ligne qui se déploie dans l’espace donne sens à la matière transparente.

Le trait n’est pas net, il tremble légèrement et se fait croquis.

 Le fil de nylon, léger, transparent, presque invisible, est la matière qui permet de tenir les œuvres en équilibre. Chaque fil de fer, chaque plomb ou plume ne tient qu’à un fil. L’élément en suspension oscille au moindre mouvement, au moindre souffle, à la moindre perturbation de l’espace.

 

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détail de VII n°43 

L’œuvre « disparaît » en l’absence de fond clair.

La lumière et le jeu des ombres projetées sur les murs donne une profondeur et fait vibrer le trait. Le dédoublement de la ligne induit par l’ombre portée sur le fond clair donne une lecture dynamique à la sculpture, comme deux points de vue différent. La sculpture devient un véritable dessin                       dans l ‘espace.

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VII n°44 -150x 160 cm -2009 -

La ligne n’existe pas en tant que telle, elle a pour vocation d’être transparente. Que ce soit dans la peinture, la sculpture ou dans la nature, la ligne est ce que l’on ne voit pas : elle échappe à notre regard au profit de la forme.

La ligne est toujours une abstraction. Le trait qui cerne l’objet est « une pure visée de l’esprit ».

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VII n°16 - 150 x160 cm -2008-

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VII n°45 - 100x 180 cm -2007-

Le travail du fil de fer déployé dans l’espace n’a pas de limites de cadre comme l’impose la peinture. La limite est imposée par l’architecture, le lieu dans lequel l’œuvre va être placée voir crée.

Le fond n’est autre que le mur derrière, le sol ou le plafond.

Un geste dans l’espace ne nécessite pas la présence d’un socle, cette pièce rapportée soutenant le statuaire classique.

Dessiner dans l’espace, c’est créer des figures légères et aériennes débarrassées de toutes contraintes terrestres car ce n’est pas la matière physique qui est sculpté mais l’air. Autour de ces sculptures flottante c’est tout l’espace qui interagit.