A propos de l'auteur Laloisaaklouison

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Quelques mots sur moi

Mon travail se place entre le dessin en deux dimensions et l'espace tridimensionnel.
Le spectateur en entrant dans le dessin devient acteur, il doit se déplacer pour visualiser
l'oeuvre qui lui offre différent point de vue.
L'oeuvre devient fantomatique en l'absence de fond clair, l'image perçue est altérée voire
imperceptible.
La chambre – 2003 - 5m x 5m x 3m
La chambre – 2003
C’est la chambre de mon enfance.
Pendant 20 ans, j’ai investi cet espace, qui est devenu mon atelier d’étudiante aux Beaux-arts. Cet espace dédié au sommeil et au repos est devenu au fil du temps un espace de création et de recherche. Il est chargé, plus aucun espace libre n’existe. D’une part, le mobilier imposant est issu d’un héritage familial. D’autre part j’ai beaucoup accumulé et des bouts d’idée se trouvent partout : un morceau de papier coloré épinglé sur la lampe de bureau, des diapos collées sur la vitre, une gravure fixée au mur parmi de multiples dessins, cartes postales (représentant des œuvres d’artistes variés), photos, cartons d’invitations... objets et matériaux divers collectés et gardés précieusement font de ce lieu un carnet de bord grand ouvert.
Si je choisis aujourd’hui de dessiner ma chambre, c’est parce que je sais que je vais la quitter. C’est en quelque sorte ma manière de lui rendre hommage.
Ce lieu que j’ai chargé de mon histoire personnelle, deviens squelettique.
La ligne déployée dans l’espace cerne les objets de vide.
Nymphéas – 2005
Elles sont une évocation des nymphéas de Monet. Les fleurs et les feuilles ne tiennent qu’à un fil et bougent au moindre mouvement. Les fleurs en lévitation
nous donnent la sensation de flotter sur une eau invisible.
Nymphéas - 2005 (dimension variable)
Tourbillon - 2005
Un grand souffle fait tournoyer les feuilles, mais leur envol est comme suspendu dans le temps, seule une légère brise les fait osciller.
Le mouvement
L’œuvre est en suspension, ce qui permet d’augmenter sa capacité de mouvement et l’affranchi de ses relations au sol. La sculpture vide et légère joue sur la présence et l’absence des formes tout en s’affranchissant des lois de la pesanteur.
Ce n’est pas la matière physique qui est sculptée mais « l’air ». La sculpture « flottante » joue avec la lumière et les ombres portées. Les formes sont en constante métamorphose.
Les Grandes Herbes 1 et 2 – 2005-2006
Avec les grandes herbes, le fil de fer ne cerne plus une forme, il est la ligne déployée dans l’espace, tendu du sol vers le plafond. Chaque fil de fer tient à un fil de nylon et se prolonge au sol avec l’ombre portée. L’oscillation de chaque fil donne la sensation d’une écriture en court.
Grandes herbes. 1mx1mx3m (détail au sol) 2005
Grandes herbes. 1mx1mx3m (detail) 2005
Les compositions (série) - 2006
Les compositions sont telles des partitions de musique. Les petits morceaux de fil de fer ou les plombs en suspension tentent de jouer en rythme tel des instruments de musique.
Composition n°2- 1,40* 0,10*1,70 (2006)
Composition n°4 -2,20*0,30*2,00 (2006)
Voyages Immobiles (série) – 2007 à 2010
Je coupe, je colle, j’assemble des morceaux de fil de fer. De taille différente, ils se font trait de crayon. Ils forment ensemble des lignes droites, courbes, courtes, longues, tendues, souples, brisées, continues, interrompues, certaines se prolongeant vers l’infini...
Les lignes légères se déploient dans l’espace et cernent des surfaces.
L’œil voyage dans ces parcours qui se croisent, se melent et se poursuivent. Ces compositions réalisées au hasard des jeux de rythmes sont comme des cartographies.
VII n°15 150x160 cm -2007-
Matériaux
J’emploie le fil de fer comme matière première. Il est synonyme de force, de durté et de rigueur. C’est un matériaux vulgaire, salissant, agressif et coupant. Il s’apparente plutôt à un univers masculin.
Le fil de fer me permet de dessiner dans l’espace tel le crayon sur une feuille. Il cerne le vide, je sculpte l’air. La ligne qui se déploie dans l’espace donne sens à la matière transparente.
Le trait n’est pas net, il tremble légèrement et se fait croquis.
Le fil de nylon, léger, transparent, presque invisible, est la matière qui permet de tenir les œuvres en équilibre. Chaque fil de fer, chaque plomb ou plume ne tient qu’à un fil. L’élément en suspension oscille au moindre mouvement, au moindre souffle, à la moindre perturbation de l’espace.
VII n°44 - 150x 160cm – 2009-
L’ombre
L’œuvre « disparaît » en l’absence de fond clair.
La lumière et le jeu des ombres projetées sur les murs donne une profondeur et fait vibrer le trait. Le dédoublement de la ligne induit par l’ombre portée sur le fond clair donne une lecture dynamique à la sculpture, comme deux points de vue différent. La sculpture devient un véritable dessin dans l ‘espace.
La ligne
La ligne n’existe pas en tant que telle, elle a pour vocation d’être transparente. Que ce soit dans la peinture, la sculpture ou dans la nature, la ligne est ce que l’on ne voit pas : elle échappe à notre regard au profit de la forme.
La ligne est toujours une abstraction. Le trait qui cerne l’objet est « une pure visée de l’esprit ».
VII n°16 150x160 cm -2008-
Figures sans fond
Le travail du fil de fer déployé dans l’espace n’a pas de limites de cadre comme l’impose la peinture. La limite est imposée par l’architecture, le lieu dans lequel l’œuvre va être placée voir crée.
Le fond n’est autre que le mur derrière, le sol ou le plafond.
Un geste dans l’espace ne nécessite pas la présence d’un socle, cette pièce rapportée soutenant le statuaire classique.
Dessiner dans l’espace, c’est créer des figures légères et aériennes débarrassées de toutes contraintes terrestres car ce n’est pas la matière physique qui est sculpté mais l’air. Autour de ces sculptures flottante c’est tout l’espace qui interagit.
Diversifier les matières
La majeure partie de mon travail se fait avec le fil de fer, mais j’emploie aussi des matières comme les plombs de pêche, les plumes, le fil de couturière, les épingles, la dentelle, le fil de cuivre ou électrique, et aussi des matières ramassés dans la nature comme les branchages.
Nuage . dimension variable 2007
Nid . 5cm3 aiguilles et fil 2003
Le nid. 5m3 noisetier et bambou. création in situ juin 2010 ;place des Ormeaux Montreuil-Bellay (49)
L’envol. fil électrique tissé .création in situ septembre 2011
Pigeonnier de l’Abbaye D’Asniére (49)
Experience Textile. tissage de fil de fer argenté et noir. juin 2012
Intervention avec les scolaires
Création et installation d’une œuvre individuelle et /ou collective avec les écoles en lien avec un thème.
La Toile. 2011 10m3 œuvre collective
Création sur 2 jours avec 8 classes de CM1-CM2 pour le Fetsival « A Travers l’écran » à Montreuil- bellay (49). Reflexion et visualisation des liens bons ou mauvais que l’on peut tisser sur internet.
Bateaux Lavoirs 2010. œuvre collective
Création de structures flottantes avec 2 classes de CE2 pour « le Festival des Lavoirs » de Longué. Les élèves travaillent sur les notions d’équilibre et de déséquilibre ainsi que de flottabilité...
Le Banquet 2011 installation in situ. œuvre collective
Projet Artistique et culturel avec une classe de CM1-CM2 de Montreuil-Bellay, donnant lieu à une exposition lors du festival « L’Art en Fête ».
Les élèves apprennent à travailler les notions de vide, d’équilibre et de déséquilibre, de mouvement, de composition et de dessin dans l’espace.